mardi 17 mars 2015

Envie de la simplicité du partage, de l’harmonie des corps et de l’esprit, de cette communion d’être deux.
Une fulgurance.
Ça nait, là en mon ventre en mon cœur déjà soumis.
C’est chaud et doux. C’est magique, foudroyant, absolu.
Tentation aussi. Se laisser vivre !
Vient alors la lutte et la peur raisonnante.
Un parfum et la volonté vacille.
Instant parfait.
Je suis plein de non-dit, de non-fait. De ce que je cache.
Carapace.
Le temps s'est arrêté.

vendredi 2 mai 2014

Illusion

L'impossible, l'interdit
Mon cerveau dit non mais de toute mon âme
Un hurlement pointu à faire fondre les yeux
Dans mon ventre dans mon cœur
Et ces pensées coupables trop vite combattues
J'arracherai ma peau jusqu'à trouver l'organe
Je le piétinerai en une vaine danse
Chacun de mes actes révélant souvenir
D'un avenir pourtant mort avant d'être né
Alors je deviens fou pour le temps à venir
Libre de réalité de l'impossible
Le rêve s'élève et la drogue s’insinue
Dans mon esprit vaincu et à jamais soumis
Le cri devient chanson et la danse une étreinte
Les sentiments sont purs
Le monde est blanc d'aveuglante lumière
Mais déjà se libèrent les peurs
Les pensées s’envolent comme de sombres présages
Brisant tout en mille éclats blessants
Et je rentre agonisant dans la réalité
De ce monde où je n'ai pas de place
De ce manque de toi
D'amours orphelines

mardi 21 mai 2013

Attraction




Le soleil est gris. Depuis si longtemps il pleure. L’eau se répand et les fleuves gonflent. Là-bas le vent hurle la mort.




Au milieu de cette vie une flamme danse. Elle brule je le sais. Elle m’a déjà marqué de son sceau avant de disparaître. 




Arrogant, j’avais tenté de l’attraper. On n’attrape pas la liberté, je me souviens.




Elle danse,  je m’approche.  




J’ai compris depuis bien longtemps que posséder c’est éteindre, étreindre. 




Alors je marche non loin de ses arabesques. 




Je comprends que la flamme à peur de s’étouffer. Elle vacille entre deux mondes. Cherche sa place dans ces territoires obscurs sans comprendre que c’est elle, la flamme, la lumière.




Je souffle mes mots pour l’attiser. Elle m’attire. 




Je suis un papillon.




Je m’accorde de me bruler un peu.




Le vent m’emporte à temps.

mardi 5 février 2013

Pub



Parfois j’ai envie de tout dire. Expliquer la vanité du monde.
Pour modifier le système nous dit-on, il faut en faire partie, le noyauter. Mais comment comprendre ce qui nous submerge, nous étouffe ?
Pour notre bien il faut :
·         Vivre vieux
·         Paraitre
·         Manger sainement
·         Obéir
·         Voter
·         Bien penser
·         Paraitre
·         Obéir
·         Travailler
·         Posséder
·         Obéir
·         Être prudent
·         Dépenser
·         Paraitre
·         Enfanter pour s’inquiéter
·         S’inquiéter pour bien penser
·         Bien penser donc obéir
Pour notre bien il ne faut pas :
·         Douter
·         Se moquer
·         Être libre (la liberté s’acquière toujours au dépends de quelqu’un… Puisqu’on vous le dit !)
·         S’en foutre
·         Ne pas voter
·         Ne pas amasser
·         Mais surtout être satisfait de ce que l’on est, savoir ce que l’on est
Alors à vous tous les charognes en attente (comme moi) le système dans lequel nous vivons nous montre ce que nous ne serons jamais en expliquant que c’est ce que nous voulons être. Dès lors nous oublions que nous sommes déjà.

vendredi 30 novembre 2012

Libre? Liberté? Ah je me moque. Non je pleure la compassion qui m’envahis. Pourquoi mentir, à soi, à ce point?
Je ne sais rien que mon ignorance. Bon départ pour les sots. Trime le sot! Enfle la suffisance! Puis, comme le chien, le porc, la larve et l'homme, tu mourras enchainé. Alors je pleure sur toi et aussi parce-que je suis impuissant à te changer. Puisse mes larmes te changer. Comme dans un mauvais Disney.
Merci je me moque de nouveau.

jeudi 9 juin 2011

Après hésitations...

Comme c’est facile d’utiliser notre pourriture pour créer pour donner l’impression d’être. Comme tout cela est faux. Partiel, temporaire, impermanent. Uniquement tristesse ou dégoût. Là encore.


Alors quoi ? Silence ? Cadavre en charogne comme fin ?

J’ai vu ce que je suis, ce que nous sommes tous. Mais ce monde n’est pas prêt. Tout serait détruit par tant d’amour comme incendie. Et les larmes coulent de mon souvenir. Enfant face à moi-même cherchant protection. Je comprends que ça doive s’exprimer par mon corps sans corruption. Je ne sais pas ! Mais je ressens amour Amour. Je le comprends l’autre qui aimait niaisement (je le croyais) et en est mort par ceux là. Je t’aime semble vain. Bien sur que je t’aime. Moi et mon égo énorme tous les deux mais mortels. Comment faire comprendre que j’aime ?